La rémunération des blogueuses

Publié le jeudi 15 juin 2017
Duo march17 - 1

GRAND SUJET TABOU !

Après quatre années passées à travailler sur Stheels, nous avons eu la possibilité d’observer et de mettre en place de nombreuses collaborations. Aucune de ces collaborations ne sont identiques car chacune d’entre elles sont négociées en « one to one » et surtout adaptées aux besoins de la marque versus le lectorat du blog. Nous avons donc eu des modes de rémunération très différents.

LA PUBLICITÉ

Comme vous vous en doutez, un site a la possibilité de mettre en avant des publicités sur ses encarts dédiés (sidebar, footer etc.) qui rapportent de l’argent à l’interaction. C’est à dire lorsque vous cliquez dessus, ou juste lorsque vous voyez la publicité. Ces montants sont ridicules puisque l’on parle de quelques centimes par interaction et ne représentent donc pas la majorité de la rémunération d’un site.

LES LIENS SPONSORISÉS

Pratique qui se répand depuis quelques années mais qui représente une source de rémunération intéressante pour les blogs. Cette technique consiste à mettre des liens sur notre site qui relient vers des e-shop. Par exemple, si nous venons de tester le dernier mascara à la mode, nous pouvons faire un lien vers ce dernier. Si vous l’achetez, nous touchons une commission à la vente. Un peu comme le bonus que touche un commercial. Ici encore les montants sont loin d’être exorbitant car nous sommes souvent sur des taux avoisinant les 5/8% du prix du produit. Donc pour un produit à 10€, nous toucherions entre 0,5€ et 0,8€. L’intérêt de cette rémunération passe donc par la volumétrie.

LES ARTICLES SPONSORISÉS

Sujet qui fait débat depuis plusieurs années car les lecteurs et lectrices considèrent que les blogs se font acheter par les marques pour parler de produits. Déjà commençons par expliquer le concept : lorsqu’une marque souhaite réaliser un article avec un site elle peut lui proposer une rémunération parallèle à l’essai du produit ou du service. Cette rémunération est souvent proportionnelle à la taille du lectorat.

Comme toute prestation rémunérée, celle-ci passe par un contrat où le blog s’engage à réaliser certaines actions pour mettre en avant le produit. Ces engagement peuvent être multiples :

  • Sur le support : réaliser des photos ou des vidéos selon le souhait de la marque
  • Sur le contenu : insérer des liens spécifiques dans le texte, ou utiliser certains mots clefs qui seront bénéfiques au référencement de la marque sur Google
  • Sur le relai : définir un nombre de fois où le blog mettra en avant le produit sur ses réseaux sociaux
  • Sur la période : certains partenariats sont sur la durée et donc impliquent une date de début et une date de fin d’opération
  • Sur la présence à des événements : lorsque le blog commence à obtenir une certaine notoriété, les influenceurs mettent leur image à disposition de la marque afin de faire venir leur lectorat à des événements dédiés

Très controversée, cette rémunération est pourtant à nuancer. Un blog qui fera 100% de posts rémunérés va perdre son essence. J’en suis convaincue. Pour autant, lorsque l’on décide de se mettre à plein temps sur cette activité, il faut bien en sortir une rémunération, comme pourrait le faire n’importe quel employé d’une entreprise. La différence étant qu’un blog ne permet pas d’avoir une rémunération fixe, cette dernière étant variable selon les opérations mises en place.

LES COLLABORATIONS

Certains blogs font vendre, car comme une marque ils possèdent une forte notoriété. Ceci peut donc entrainer à la création de produits dérivés : livres, chaussures, maquillage, disques … Une fois de plus, les marques qui font des collaborations avec des blogs s’y retrouvent très rapidement. Les blogs touchant dans cette situation un pourcentage des ventes réalisées. Il existe tout de même des influenceurs qui créent leur propre marque comme Chiara Ferragni et qui surfent sur leur notoriété pour lancer un business.

LES DOTATIONS PRODUITS

L’une des principales rémunérations des blogs : recevoir un produit pour en parler. Cela représente la grande majorité des partenariats réalisés sur des blogs de petite à moyenne envergure. Les influenceurs étant donc payés en nature et non pas rémunérés.

COUP DE GUEULE !

Il est rare que nous fassions un coup de gueule sur Stheels car nous avons plutôt une ligne éditoriale positive, dans la bienveillance et la bonne humeur. Mais en 4 ans nous avons entendu et vu des comportements qui mettent la boule au ventre et c’est le bon moment pour en parler.

Déjà nous allons vous donner quelques chiffres pour que vous réalisiez que tenir un blog « propre » demande un investissement important. Alors selon, vous ça demande combien de temps ?

  • Un shooting photo mode : 30 minutes juste pour la prise de vue, cela n’inclus donc pas le temps pour sélectionner la tenue, la recherche du lieu, le temps de transport pour s’y rendre.
  • La sélection des photos et la retouche des couleurs : 20 minutes par shooting
  • La rédaction d’un article : 30 minutes pour l’article de base en français, 25 minutes pour la traduction en anglais
  • Le relai sur les réseaux sociaux : 5 minutes par photo postée. En moyenne on publie 3 photos par sujet ce qui donne 15 minutes.

La somme : 2h juste pour publier un article mode sans la préparation en amont. Prenons le salaire moyen d’un community manager à Paris (données Glassdoor) : 45k€, ce qui représente un salaire horaire de 19€ net. Pour cette opération, un influenceur en entreprise aurait donc gagné 38€ net -> 50€ brut.

Alors oui, un blog reçoit des produits pour ses articles et se fait payer avec ces produits. Mais la plupart du temps la valeur du produit est bien inférieure au temps et à l’investissement que nous mettons dans nos articles. C’est donc dans une moindre mesure une compensation pour l’investissement.

Ce qui nous choque le plus c’est que depuis 4 ans nous avons tout fait pour faire bénéficier de nos avantages à nos lecteurs (via des jeu-concours, des bons de réductions, des avantages…) mais aussi à notre entourage qui reçoit souvent gratuitement les produits dont nous n’auront pas usage ou qui ne nous conviennent pas.

Ah, grand sujet !

Les produits qui ne nous conviennent pas. Nous avons la chance d’avoir monté un projet à deux. Ce qui veut dire que nous capitalisons sur nos différences :

  • Allison a une peau mate, plutôt à tendance mixte à grasse, des cheveux frisés et secs qui ont subit des transformations (lissage, couleurs). Allison aime sortir, découvrir des concepts de bars et restaurants. Allison est passionnée par la mode et connaît la plupart des nouvelles tendances sur le bout des doigts.
  • Maude a une peau claire, à tendance sèche et sensible, des cheveux légèrement ondulés, normaux et naturellement blonds (n’ayant jamais subit de modification). Maude aime faire du sport, tous types de sports. Elle sort peu mais voyage beaucoup en faisant de grands road-trips à travers le monde. Elle adore l’univers de la beauté et cuisine énormément.

Forcément, certains produits vont plaire plus à l’une ou l’autre. Nous essayons toujours de nous arranger pour trouver des produits qui vont s’adapter à nous et donc en conséquent proposer à notre lectorat une offre d’autant plus large. Mais parfois, on se trompe. Et on reçoit un produit que l’on pensait sympa, adapté et on se rend compte que ce n’est pas toujours le cas.

Les exemples sont multiples : une crème qui ne convient pas à notre peau, une tenue qui ne s’adapte pas à notre morphologie, un produit food que l’on digère mal, une paire de chaussure qui nous blesse. Souvent c’est l’une ou l’autre qui a un problème, très rarement les deux. Dans ce cas nous nous arrangeons toujours pour que l’article soit écrit par la personne qui peut aussi expliquer pourquoi elle a bien aimé et dans quel contexte. Une fois de plus, notre ligne éditoriale est bienveillante, nous collaborons avec des marques que nous aimons et donc nous ne sommes pas là pour les détruire sur les réseaux sociaux.

Mais que se passe-t-il lorsqu’un produit ne nous plait pas ?

1/ Notre première initiative c’est de le proposer à l’autre. On fait du troc toutes les deux.

2/ La seconde, c’est de le proposer à notre entourage. Comme dit plus haut.

3/ Mais aussi parfois, nous revendons les produits. Ils sont souvent neufs, ouverts ou utilisés uniquement pour un shooting photo, et peuvent donc faire le plaisir d’une personne qui n’a pas les moyens de se l’acheter à 100% du prix.

Scandaleux voyons ! Nous avons vécu pour la premiere fois cette année la remontée négative d’une marque qui n’a pas apprécié cette démarche. Mais, dois-je rappeler que le salaire d’un influenceur passe par les produits !?

En quoi est-ce donc scandaleux que ponctuellement nous revendions des produits qui ne nous conviennent pas, que nous n’utiliserons pas et qui ne seront pas donnés gratuitement ?

En quoi est-ce plus scandaleux de le revendre que de le donner à son entourage ?

Car il y a enrichissement ? Sachant que 80% des opérations réalisées sur un site sont payées en produit et non pas en argent, c’est un moindre mal que ponctuellement un blogueur revende un produit.

Tiens, donnons d’autres chiffres. Savez-vous le temps qu’il faut pour refondre un site lorsque nous faisons une grosse mise à jour ? 4 mois minimum avec une équipe de 4 jeunes développeurs étudiants. Allez, faisons le calcul : 4 mois de salaire d’un Community manager c’est 11,5k€. Pensez-vous vraiment qu’un blogueur moyen touche ce montant ? Non. Alors avant de vous horrifier sur la revente des produits, réfléchissez à la réalité chiffrée !

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