Billet d’humeur de la rentrée

Publié le samedi 15 septembre 2018
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LA GÉNÈSE

Grandir implique des responsabilités. Dès l’école on nous formate à la réussite et j’ai très rapidement suivi le pas en étant dans les premières de classe jusqu’à mon arrivée en S. Je me souviens que déjà à cette époque je commençais à me lasser du mode d’apprentissage enseigné au lycée et ma question la plus récurrente lorsqu’on nous demandait d’apprendre quelque chose était « Et ça nous sert à quoi dans la vraie vie ?« .

Pour autant, j’ai suivi le parcours de la bonne étudiante (quoi que j’ai refusé l’entrée en prépa et j’ai opté pour une formation en DUT) en m’orientant vers des études d’école de commerce. A partir de là j’ai commencé à travailler soirs et week-ends pour me construire un CV. Je savais que beaucoup d’étudiants sortaient du même cursus et que je devrais me différencier. Passage par de belles entreprises en stage, développement de projets personnels : tout est mis en oeuvre pour transformer mon profil standard d’étudiante en profil valorisable sur le marché du travail.

J’ai commencé à cocher les cases :

  • Emploi en CDI à peine 4 mois après la sortie d’école et une expérience en CDD
  • Statut de cadre
  • Salaire qui dépasse les 40k avant 25 ans
  • Appartement 2 pièces en proche banlieue parisienne
  • Sport le soir après le boulot pour garder une hygiène de vie
  • Soirées avec les collègues pour le côté socialisation
  • Belle garde robe avec des pièces de maisons de luxe
  • Voyages au bout du monde sur des îles paradisiaques

Mais pourtant quelque chose clochait. Comme si tout cela était fait dans le but de me conformer au monde et que je m’y perdais encore plus. Je me sentais déjà en décalage avec l’ensemble de mes collègues : j’avais trop d’idées, je proposais trop de choses qui bougeait les habitudes de tout à chacun, j’étais trop ambitieuse… C’est à ce moment là que j’ai commencé à décrocher. A ce moment là que j’ai senti que je n’étais pas dans mon environnement.

L’ÉMANCIPATION

Il m’aura fallu quelques mois de plus et une idée pour me lancer dans l’entreprenariat avec le soutien de mes proches : c’est de là qu’est né Print Your Race. Mais ce premier projet ne suffisant pas, j’y rajoute peu de temps après un projet de féminisation du cyclisme (Les Bornées) et une création d’entreprise digitale (LBDC) en compagnie de mon acolyte Vanessa. C’est je pense le virage qui m’a fait sortir du cadre. A cet instant précis j’ai commencé à m’émanciper de toutes les pressions sociales subies jusqu’alors.

Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Laissez moi vous illustrer la chose :

J’ai 27 ans et je suis entrepreneur, j’ai trois entreprises à mon actif et un projet de féminisation du sport, je travaille de chez moi mais surtout de partout dans le monde, je suis très loin d’une vie posée et stable comme la plupart des femmes, je n’ai pas envie d’avoir des enfants dans l’immédiat, pas envie de me marier dans les années à venir, pas envie de dépendre d’un mec, mon appartement ressemble souvent à un joli foutoir en semaine et je peine à trouver du temps pour donner des nouvelles à mes proches.

Vous commencez à comprendre ?

Ne vous méprenez pas, je ne regrette pour rien au monde d’être sortie du monde du salariat car je vie des aventures incroyables tous les jours. Je grandis en même temps que mes projets et que mes associés. Ce mode de vie fait de moi une personne atypique j’en conviens, mais c’est la vie que j’ai choisie.

ESSUYER LES CRITIQUES

Pour autant, au quotidien cela demande de subir les jugements des autres, ceux qui ne partagent pas votre mode de vie et le critiquent (en continuant évidemment à l’espionner). Alors oui, je fais du sport en journée et je m’entraine beaucoup (minimum 15h par semaine), oui je gagne ma vie différemment d’avant, oui je suis incapable de dire quand seront mes prochaines vacances et oui je ne projette pas une vie classique d’épouse parfaite. Désolée si cela vous déplait !

Il faut savoir qu’il est parfois éreintant de devoir se justifier sur ces choix. Est-ce qu’à l’inverse je demande aux femmes enceintes « Mais pourquoi te reproduire ? Tu n’as pas peur que ta vie de clubbeuse te manque ? » ou bien à celles qui disent ne pas avoir le temps de faire du sport parce qu’elles ne sont pas dans « ma situation » : « Ca te fait pas ch*** de voir tes fesses doubler de volume chaque année juste pour un job ?« . Ouais, je sais, un peu violent comme comparaison, mais ça illustre pas mal le ridicule des réflexions que l’on se prend.

CONTINUER DE RÊVER

Si j’ai bien un conseil suite à ce texte ce serait d’aller au bout de ses rêves et de ses envies. Vous avez une idée d’entreprise ? Lancez-vous. Et surtout, ne jamais laisser qui que ce soit vous en empêcher. Etre une femme entrepreneur dans notre société est déjà suffisamment difficile. Si une personne qui partage votre vie n’est pas capable de vous aider à grandir, à vous épanouir; si cette personne par soucis d’égo ne pense qu’à ses intérêts personnels et n’est pas prête à faire des sacrifices pour que la « femme de sa vie » puisse se développer : alors laissez-la partir. Elle vous ralentira plus qu’elle ne vous aidera.

C’est un pas difficile j’en conviens, une bataille de tous les jours qu’il vous faudra mener face aux standards de la société, des choix de fréquentations que vous devrez réaliser et même parfois des séparations que vous devrez vivre. Je ne vous cacherais pas qu’une femme entrepreneuse, indépendante, forte, ambitieuse et sûre d’elle : ça va fait peur à beaucoup, en faire fuir un grand nombre et attirer parfois les mauvaises personnes. Il vous faudra accepter de faire du tri, laisser ceux qui ont un problème d’égo partir et garder autour de vous les perles rares. C’est le prix à payer pour cette liberté qui vous fera vous lever avec le sourire tous les matins !

La petit citation du jour

« Si vous voulez réussir dans la vie, regardez simplement ce que tout le monde fait et faites l’exact opposé.» – Earl Nightingale

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